« transformer le pire en meilleur »

Marc Kopp est la première personne handicapée au monde, atteinte de SEP, à avoir sauté en parachute-tandem sous oxygène, à 10 000 mètres d'altitude, au-dessus de l'Everest. De ce défi, est née une ambition : devenir un « ambassadeur de la SEP et du Handicap », pour diffuser un message d'espoir auprès du plus grand nombre, leur montrer que l'on peut « transformer le pire en meilleur ».

 

La rediffusion de « Vivement Dimanche » le 9 août 2015, l’émission de Michel Drucker, avec comme invité principal Michel Cymes présentateur de différentes émissions comme « Le magazine de la santé », « Allô docteur », « Enquête de Santé » marque un nouveau départ.

 

« Il n’y a pas de hasard. La rediffusion coïncide avec la fin de ma convalescence durant laquelle, j’ai pu poursuivre l’exploration de l’expérience du malade heureux qui, je l’espère, vous éclairera et vous aidera dans la joie comme dans la souffrance. Permettez au malade heureux que je m’efforce d’incarner de développer l’exploration de ce long silence. Il faut apprendre à « lâcher- prise », en d’autres termes, laisser là nos tensions, nos crispations, nos identifications à ce que nous ne sommes pas, lâcher la vie que l’on a, pour découvrir la vie que l’on est. Cette capacité d’adaptation de l’esprit à ce qui est, témoigne de la force inouïe de l’esprit. » 

« J’ai eu le privilège de rencontrer Michel Drucker en tête à tête dans son bureau au studio Gabriel le 4 décembre 2014. A l’issue de cette rencontre, il m’a proposé spontanément pour m’aider dans mon rôle d’ambassadeur de l’handicap, d’Aidant au service des blessés de la vie, de m’inviter dans son émission « Vivement Dimanche » le 1er février 2015L’enregistrement a eu lieu le mercredi 28 janvier 2015 en compagnie de l’invité principal, Michel Cymes, le célèbre présentateur du Magazine de la santé sur France 5. J’étais heureux de le retrouver, car après « le Saut de l’Espoir » au-dessus du toit du monde, j’avais eu le bonheur d’être invité sur son plateau en direct, en compagnie de mon pilote tandem, Mario Gervasi.

 

Avoir Michel Drucker comme parrain aurait pu suffire à mon bonheur, mais j’ai également déjeuné avec Jean-Paul Belmondo le vendredi 5 décembre 2014. Il faut dire qu’il avait accepté le premier d’être le parrain officiel du Défi des Pôles (nouveau défi en continuité de celui de l’Everest) en m’adressant une lettre émouvante. Je n’oublierai jamais la grande simplicité de Bebel, son amour de la vie et des autres, m’octroyant la place d’honneur à ses côtés en me demandant de lui raconter dans les détails l’expédition népalaise du saut au-dessus de l’Everest. Il devait être présent pour l’enregistrement de vivement Dimanche, pour me soutenir, mais un empêchement de dernière minute m’a privé de sa présence réconfortante. »

 

« ... Pour comprendre et excuser l’incompréhension qui nous est si souvent douloureuse, dont les bien-portants font preuve à l’égard de nos vies de malades, nous avons, nous, la double expérience des bien-portants que nous fûmes, et du malade que nous sommes. Nous n’avons qu’à regarder en nous-mêmes et à nous le rappeler.

Être un intouchable pour moi, c’est pouvoir sentir qu’on ne se réduit pas à ce corps en train de se détériorer.

Le malade chronique que nous sommes, est bien au-delà. Tandis que notre personne extérieure s’en va en ruines, notre personne intérieure se renouvelle de jour en jour. Alors que notre corps physique se dégrade, nous avons la possibilité de croître, notre être intérieur peut enfin grandir … »  Marc Kopp

« ... Quitter cette image d'échec, de souffrance, de renoncement qui a trop tendance à nous coller à la peau pour se rapprocher de cette ambition à laquelle nous pouvons oser prétendre : celle de vouloir vivre normalement et revendiquer notre force intérieure à défier notre quotidien … »  Patrick Schroeder


« RENTRER EN POSSESSION DE CE QUI NOUS APPARTIENT »

« Devenir un malade heureux, c’est peut-être tout simplement changer de regard. »  

 

« Chaque difficulté, aussi terrible soit-elle, doit être la meilleure des occasions pour rebondir. Chaque difficulté et pas seulement celle qui est inhabituelle et qui nous surprend, chaque difficulté peut-être la source d’une expérience enrichissante ; cela dépend de la manière dont nous accueillons ce qui nous arrive, quoi qu’il nous arrive. La profondeur de ce que nous vivons ne dépend pas de ce que nous vivons, mais de notre faculté à transformer l’acte apparemment le plus banal en un sursaut de force retrouvée.  

 

Si je poursuis ces défis, c’est pour que chacun prenne conscience que, malgré la maladie, notre plus grande alliée est la volonté. 

Grâce à elle nous pouvons accomplir l’impossible. 

Et je ne parle pas de défis spectaculaires mais de tous ces défis qui jalonnent notre quotidien.

Ce défi, ce n’est pas un exploit pour l’exploit. Ce qui compte c’est la force que l’on porte en nous et que l’on sous-estime.

 

« Et si le véritable dépassement de soi de ces défis ce n’était pas le saut, mais le chemin parcouru ? »

 

Ce qui dépend de nous, c’est l’interprétation que nous faisons des événements. Les choses sont ce qu’elles sont, ni bonnes ni mauvaises, ni parfaites ni imparfaites, c’est notre jugement qui les qualifie ainsi. Il s’agit de toujours vouloir le meilleur, pour soi, pour les autres, d’être utile, d’aider les autres et d’avoir le souci, non pas seulement de soi-même, mais de tous en général et de chacun en particulier. C’est la toute la spécificité et la raison d’être du Groupe de Parole SEP du Pays-Haut, dont j’ai voulu être le fondateur et le co-animateur»

 

« ... Le bonheur ne nous est pas donné ni le malheur imposé. Nous sommes à chaque instant à une croisée de chemins et il nous appartient de choisir la direction à prendre. C’est la force d’âme et la liberté intérieure qui font toute la différence.

Rentrer en possession de ce qui nous appartient, notre nature profonde, oubliée, nous permet de vivre une vie pleine de sens. C’est là le plus sûr moyen de trouver la sérénité et d’épanouir la liberté d’agir dans notre esprit en dépit de toutes nos entraves… »  Marc Kopp

 

« ... La maladie neurologique invalidante nous touche dans le plus profond de nous-même car elle atteind nos sens, nos facultés essentielles. L’impact sur notre mode de vie, sur notre rythme de vie, sur notre qualité de vie est immense ! Il y a pour nous une vie d’avant et une vie d’après.

 Cette vie d'après il nous appartient de la recréer… »  Patrick Schroeder