EXPOSITION d'art plastique

Artistes plasticiens : M. Johu THIAM & M. Jean-Luc CURABET

 

Du 5 mai au 10 mai 2017

Mairie de GARNICH Luxembourg, 15 rue de l'Ecole

  L'exposition sera ouverte du 5 au 7 mai 2017 de 14.00 à 18.00 heures

du 8 au 10 mai de 15.00 à 18.00 heures

 

 

VERNISSAGE JEUDI 4 MAI 2017 à 19H00 à la Mairie de la Commune de Garnich Luxembourg

EXPOSITION FABIEN CHEVRIER

 

Du 10 novembre au 04 décembre 2016

Galerie de l'Espace culturel Jean-Ferrat, Parc Jacques Duclos à Longlaville, Meurthe-et-Moselle

  La galerie sera ouverte le 11/11/16 de 14h jusqu’à 18h

et durant toute la durée de l'exposition

de 14h jusqu’à 17h

 

Vernissage de l'exposition le Jeudi 10 novembre à 18h30


Vous aurez sans doute remarqué l’absence cette année de nos traditionnelles Journées Nationales de la SEP le 1er W.E d’octobre. Dorénavant ce rendez-vous sera multiple au travers de plusieurs évènements majeurs qui vous seront dévoilés au fur et à mesure. Préparez d’ores et déjà vos agendas.

 

Nous démarrerons avec l’exposition de Fabien CHEVRIER du 10 novembre au 04 décembre 2016.

 

Artiste peintre agrégé en arts plastiques, il peint contre les idées reçues, contre la peur, la mort, le temps, le mépris ...

 

Le vernissage aura lieu le jeudi 10 novembre a 18h30 Galerie de l’espace culturel Jean-Ferrat, Parc Jacques Duclos à Longlaville, Meurthe et Moselle.

 

Cet artiste a tenu à s’engager à nos côtés et à ce titre nous reversera 20% du produit de la vente de ses œuvres, accessibles à tous les budgets.

PRESENTATION Fabien CHEVRIER

 

L’acte posé

 

Né à Saint-Amand en 1972, Fabien Chevrier & B vit et travaille aujourd’hui à Rouen (France). Il a fait un bref séjour à l’École des Beaux-Arts de Bordeaux en 1990, avant d’étudier la littérature et l’ éthnologie. A partir des années 90, il se consacre uniquement à la peinture et à l’étude du chamanisme dans les civilisations asiatiques, c’est à cette époque que son travail questionne de plus en plus étroitement la question du corps et de son utilisation dans la peinture contemporaine. En 1999 Fabien Chevrier est agrégé en arts plastiques. L’artiste Rouennais expose régulièrement depuis 2003 et mène, parallèlement à sa peinture, un travail d’écriture « jours après jours », un journal qui est la continuité de la peinture quand celle-ci s’arrête. Il entreprend également des performances expérimentales mêlant son et peinture qui donnent, à chaque fois, des prestations monumentales, quasi chamanique. Il a travaillé avec Da Vox, un artiste Hip Hop, et Miss Ganesha, une d.j. belge. « La performance c’est un peu un moment-clé, car elle est en prise directe avec le public », elle donne vie à l’art hors du musée. Il a effectué une fantastique performance toute une nuit lors de « RegArts Contemporains », pendant Les Journées du Patrimoine, à Longwy, en 2009. A partir de 2013, Fabien Chevrier fait suivre son patronyme de la Lettre B. en hommage à un être cher disparu. 

 

S’opposer aux idées reçues

 

Chevrier & B n’écoute que son instinct et peint comme il court, sans réfléchir, sans lois ni règles, sans morale, avec sa seule obsession en poche. Il peint contre les idées reçues, contre la peur, la mort, le temps, le mépris. Il utile les pinceaux comme il prendrait les armes avec des bombes aéro comme arsenal. “Peindre et faire des tableaux comme on balance une grenade à fragmentation, pour qu’ils te brûlent les yeux, pour qu’ils te décollent la rétine et t’agitent la conscience”, telle est sa façon de peindre. Ses performances sont des happening politiques, des actes pour régler des comptes. C’est un artiste libre qui ne fait aucune concession, utilisant son corps tout entier comme instrument d’expression. “Peindre pour ne plus jamais s’arrêter de peindre, pour que tous les tableaux traversent la nuit et le temps des hommes”. En peinture comme en écriture, les questions restent les mêmes : Qui sommes-nous ? Que sommes-nous ? Quelle est notre place dans ce monde ? A quoi sert la vie ?

Ayant rejoint les néo-expressionnistes, ces nouveaux peintres français de la douleur, il révèle le genre humain à la manière d’un douloureux bain révélateur, happant l’image pour la fixer définitivement. Sa technique sauvage coupe le souffle, transperce l’idéal esthétique par une sensibilité non mâchée, non prédigérée. Il broie la nature humaine et l’étale sur une toile qui frémit, rugit, dérange devant les yeux du public. Formes informes, visages déformés, surgissant de la nuit, écrasant leurs visages dans nos cauchemars, les personnages de Chevrier & B nous parlent, nous hantent. Ils n’ont plus de masques, ils sont monstres, humains intenses dans leurs émotions. Ne sont-ils pas, en fait, si on gratte un peu la superficialité humaine, la vérité derrière l’apparence ? C’est ce que pense Jean-Louis Rioux qui a écrit dans son article “Monstre toi-même !” pour Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné: “Les portraits de Chevrier & B nous regardent avec une insistance et une intensité telles, qu’il n’en faudrait guère davantage, pour que nous baissions les yeux. Ces visages flottent dans l’ombre, parce qu’ils sont issus de notre fond d’obscurité”.

Guy Denis a écrit, quant à lui, dans son livre Les Peintres de l’Agonie ou Les nouveaux peintres français de la douleur que les “artistes sauvages confessent leur frustration de la lumière, de l’harmonie apollinienne, dans la description de l’abjection, du pourrissement ou du fantastique, de l’ensorcelé, du magique, du chamanique” comme Fabien Chevrier l’a présenté dans Sabbats et magie noire. Ces humains d’ailleurs, issus des profondeurs psychiques exhumés de désirs cachés choquent ou fascinent... ou les deux à la fois. Ces artistes, tels que Fabien Chevrier & B, ne relèvent pas de l’art brut, mais peut-être plutôt de la brutalité dans l’art, un concept plus qu’une technique particulière. Parce que l’art accède aux mondes des idées, la peinture est un moyen d’expression. Pour Chevrier & B la peinture se doit de porter des idées, de poser des questions.

« La peinture se doit avant tout d’être un acte politique, la mienne est en révolte depuis le jour où enfant, j’étais hors de moi en ne voyant personne manifester dans la rue contre la mort, les injustices et le reste... »

L’art existe pour donner un sens à la vie. L’art doit troubler, déranger, s’opposer aux idées reçues... bouleverser la pensée collective pour qu’elle ne stagne pas dans l’indifférence et la résignation.

 

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